La ruche DBB aux parois épaisses - comme une ruche Warré
À la recherche d’un habitat idéal pour les abeilles
La «ruche simple aux planches épaisses» (La Ruche DBB) est une ruche adaptée au changement climatique, conçue pour que le couvain puisse se développer sans stress, à l’abri des intempéries, grâce à une isolation protectrice en bois massif qui rappelle la structure d’un arbre. Conçue par le célèbre apiculteur biodynamique Norbert Poeplau, elle est construite selon les principes d’une « ruche Warré » à partir de matériaux 100 % naturels, mais avec des parois en bois massif de 45 mm d’épaisseur au lieu des fines parois de 25 mm.
Tu peux ainsi pratiquer l’apiculture soit en version mobile avec 8 cadres Mellifera de grande surface adaptés au nid de couvain, soit en version fixe comme dans une ruche Warré.
Par rapport aux ruches traditionnelles, dont les parois en bois ne font que 20 à 24 mm d’épaisseur, les abeilles sont mieux protégées des fluctuations climatiques de plus en plus fréquentes dans la ruche DBB que dans les ruches traditionnelles.
Cette ruche simple s’inspire d’un principe de base de l’apiculture proche de la nature : le moins d’interventions possible et plus de stabilité pour la colonie. Chaque perturbation – surtout dans la chambre à couvain – est source de stress pour les abeilles. Si le nid de couvain est déplacé ou si des rayons sont retirés, la colonie doit sans cesse se réorganiser. Les traces olfactives (fixation thermique de l’odeur du nid) et les repères s’estompent, et les espaces vides dans la chambre à couvain perturbent la cohésion naturelle de la ruche.
La ruche simple de Norbert est très polyvalente et peut être très facilement assemblée soi-même à l’aide d’outils simples, avec des planches découpées sur mesure provenant d’une scierie voisine. C’est ce qui rend la « construction simple d’une ruche avec des planches épaisses » si intéressante par rapport aux systèmes de ruches habituellement disponibles dans le commerce.
Nous te présentons cela en détail dans les pages suivantes.
La question est donc la suivante : Comment permettre aux abeilles de mener une vie aussi naturelle que possible tout en récoltant un peu de miel pour ses propres besoins ?
C’est de cette réflexion qu’est né en 2020 le projet « La ruche de 45 litres » du maître apiculteur Norbert Poeplau. Ce projet s’appuie notamment sur les recherches de l’apiculteur américain Thomas D. Seeley, qui a étudié le comportement des colonies d’abeilles sauvages.
Dans son livre « Bienendemokratie », il explique que dans la nature, les essaims d’abeilles préfèrent des cavités de nidification d’un volume d’environ 45 litres. Ses recherches montrent aussi que les colonies d’abeilles qui vivent dans des habitats plus petits sont souvent plus résistantes aux acariens Varroa et à diverses maladies virales que celles qui vivent dans de très grandes ruches. Les ruches à cadres modernes, en revanche, d’un volume de 60 à 120 litres, sont généralement beaucoup plus grandes et nécessitent en outre davantage d’entretien de la part de l’apiculteur.
C’est de là qu’est née l’idée de développer une ruche plus petite et bien isolée, inspirée d’une ruche dans un creux d’arbre, qui s’adapte mieux aux conditions naturelles tout en permettant une apiculture respectueuse des abeilles.
