Qu’est-ce que l’apiculture biodynamique ?

🐝L’apiculture biodynamique est une forme d’apiculture qui place l’abeille au centre de toutes les attentions.
Elle s’inspire des principes de l’agriculture biodynamique, développée par Rudolf Steiner au début du XXe siècle, et cherche à travailler en harmonie avec la nature plutôt qu’à la dominer.
🌿 Une approche globale du vivant
Dans cette vision, la ruche n’est pas une simple boîte à miel : elle est considérée comme un organisme vivant, en lien étroit avec son environnement.
Le sol, les plantes, le climat, les saisons, la lune et même les forces cosmiques jouent un rôle dans l’équilibre de la colonie.
L’apiculteur devient alors un gardien d’équilibre, observateur attentif et accompagnateur discret.
🕊️ Le respect du rythme naturel des abeilles
L’apiculteur biodynamique laisse les colonies se développer selon leurs propres besoins.
Cela signifie :
pas de reines élevées artificiellement,
pas de division forcée des colonies,
pas de transfert de couvain ni d’interventions brutales.
L’objectif est de préserver la structure naturelle du nid et l’intelligence collective des abeilles.
🍯 Une récolte mesurée et respectueuse
Le miel est récolté avec discernement, uniquement lorsqu’il existe un surplus réel.
Les abeilles gardent leurs réserves naturelles pour passer l’hiver, et le nourrissement au sucre n’est utilisé qu’en cas d’urgence.
Cette pratique vise à maintenir la santé et la vitalité de la colonie.
🌙 Le lien avec les rythmes naturels
L’apiculture biodynamique accorde une importance particulière aux cycles lunaires et solaires.
Certains travaux – comme la pose des ruches, la récolte ou les observations – peuvent être effectués à des moments précis du cycle lunaire, lorsque les forces de la nature sont jugées les plus favorables à la vie.
🌳 Des ruches proches de la nature
Les ruches utilisées sont fabriquées à partir de matériaux naturels (bois non traité, paille, liège, etc.) et cherchent à reproduire les conditions d’un tronc d’arbre, habitat originel des abeilles.
Elles favorisent la chaleur, la respiration et la cohésion de la colonie.
Des modèles comme la ruche Warré, la Sunhive ou la BeeTower illustrent bien cette approche.
🌼 Prévenir plutôt que guérir
Plutôt que de traiter les maladies, l’apiculture biodynamique mise sur la prévention par l’équilibre naturel :
biodiversité autour du rucher,
absence de produits chimiques,
emplacement calme et sain,
attention portée à la vitalité du lieu et des colonies.
✨ En résumé
L’apiculture biodynamique est une manière d’être avec les abeilles.
Elle cherche à recréer des conditions naturelles, à renforcer leur autonomie et à retisser les liens entre les abeilles, la terre et les forces de la vie.
Voici quelques principes utilisés par les apiculteurs biodynamiques qui ont un peu influencé notre façon d’élever les abeilles. Mais on n’ouvre pas les ruches et on fait confiance aux forces de la nature qui permettent aux abeilles de survivre depuis des millions d’années sans dépendre de l’homme.
Techniques dans l’apiculture biodynamiques

L‘essaim vit isolé du monde extérieur dans le panier ou la ruche. Pour mieux se protéger de toute influence néfaste, les abeilles tapissent la ruche de propolis. Seules les butineuses assurent le lien direct avec l’environnement. Si l’apiculteur souhaite faire bénéficier à l’ensemble des abeilles des forces cosmiques, il doit créer des conditions qui rappellent celles que l’agriculteur ou le jardinier offre aux plantes. Ces derniers, en travaillant le sol, font en sorte que les forces cosmiques puissent y pénétrer et bénéficier aux plantes jusqu’au prochain travail du sol.
Quand on ouvre la ruche, on détruit la couche de propolis, ce qui crée une sorte de chaos, à travers lequel les forces cosmiques trouvent accès à l’essaim. Elles peuvent alors agir jusqu’à la prochaine ouverture de la ruche. L’apiculteur peut ainsi favoriser de manière ciblée l’action souhaitée des forces cosmiques.
À chaque intervention dans la ruche, on donne en effet l’impulsion de forces cosmiques différentes. L’apiculteur peut ainsi choisir consciemment le jour de son intervention selon les jours favorables au développement de l’essaim et à la récolte de nectar et de pollen, et aussi à leur transformation, donc à la qualité et à la quantité de la production. Pour favoriser la construction des colonies, on conseille par exemple d’intervenir les jours-racine (terre). Les soins donnés les jours fleur (lumière) stimuleront la ponte et soutiendront ainsi le développement de la colonie. Les interventions aux dates fruit (chaleur) augmentent la production de miel. Les dates feuille (eau) sont autant défavorable aux soins qu’à la récolte et à l’extraction du miel (9).
Pour lutter contre la varroase qui s’est répandue dans la plupart des ruchers européens depuis les années soixante-dix, nous avons fait des essais avec des cendres de varroa. Nous pouvons recommander d’incinérer le varroa, de triturer (dynamiser) la cendre obtenue pendant une heure et d’en saupoudrer finement les espaces entre les cadres quand le Soleil et la Lune se trouvent devant la constellation du Taureau. Ce traitement doit être fait avant fin novembre.
C’est seulement si nous portons suffisamment d’attention aux abeilles que les essaims se développent bien. Alors la cendre de varroa donnera aussi le résultat souhaité.
