Les microplastiques : un danger pour l'environnement et l'apiculture !
D'où proviennent les microplastiques présents dans le miel ?
Les récipients en plastique pour le miel peuvent libérer des microplastiques et sont parfois mauvais pour la santé. Ils ne sont pas recommandés pour conserver du miel de bonne qualité
De plus, les produits en plastique sont très nocifs pour l’environnement, car leur fabrication consomme beaucoup d’énergie et ils sont difficiles à éliminer.

Pour des raisons de protection de l’environnement et de santé, il serait avantageux de les remplacer par des matériaux naturels tels que le bois, l’argile, la céramique ou le verre afin de contrer l’avalanche de produits en plastique nocifs qui nuisent de plus en plus à la qualité de vie.
Les sources de microplastiques dans le miel sont multiples et généralement indirectes : Contamination environnementale : les abeilles butinent le nectar et le pollen dans l’environnement, qui peuvent être contaminés par des particules de microplastiques présentes dans l’air ou à la surface des plantes. Ces particules proviennent notamment de l’abrasion des pneus de voiture, des vêtements synthétiques (microfibres) ou des déchets plastiques en décomposition.
Absorption par les abeilles : des études ont montré que les abeilles absorbent des fibres microplastiques présentes dans leur nourriture (par exemple, du sirop contaminé), qui peuvent ensuite se déposer dans leur tube digestif, leur cire et leur miel.
Des microplastiques dans le miel ? Le documentaire d’ARTE TV l’a clairement montré :

même les abeilles ne peuvent plus échapper à cette pollution invisible. Les particules proviennent de l’air, des plantes, de l’eau et parfois aussi du matériel apicole.
C’est pourquoi une apiculture sans plastique est si importante :
🌿 Pas de pièces en plastique dans ou sur la ruche
🌿 Pas de vitre en plexiglas dans la ruche
🌿 Pas de cadres ou de grilles en plastique
🌿 Pas de brosses en plastique
🌿 Pas de films plastiques, mais du jute ou du lin
🌿 Pas de contact du miel avec des seaux, des couvercles ou des outils en plastique
🌿 Utilisation de bois, de verre, de céramique, de porcelaine, d’argile, de paille, de roseau
Et pourtant, on trouve encore beaucoup trop de pots de miel en plastique dans le commerce – un paradoxe pour un produit que l’on souhaite pur.
Nos ruches de Biodiversité BeeTower prouvent qu’il existe une autre voie : naturelle, sans plastique et respectueuse des abeilles !
LA POLLUTION PLASTIQUE : UNE MENACE POUR LES ABEILLES ?
Savoir si les abeilles sont affectées par l’exposition au plastique est une question encore sans réponse claire. Les scientifiques ne savent pas encore si la construction des nids avec des morceaux de plastique comme le font les mégachiles n’est rien de plus qu’une preuve d’adaptation à la présence d’un nouveau matériau ou si ce comportement pourrait s’avérer nocif.
Dans une étude publiée dans la revue Journal of Hazardous Materials, des scientifiques en Chine ont souhaité évaluer les potentiels risques des microplastiques sur les abeilles mellifères. Ils ont nourri des abeilles avec des microplastiques de polystyrène pendant deux semaines et n’ont pas observé de changement dans leur taux de mortalité. En revanche, ces particules ont altéré le microbiote des insectes, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries intestinales essentielles aux fonctions biologiques de base. L’équipe chinoise a conclu qu’ils pourraient présenter des « risques sanitaires considérables ».
L’équipe a notamment remarqué que le taux de mortalité des abeilles a grimpé en flèche, passant de moins de 20 % à 55 % lorsqu’elles consommaient un mélange de polystyrène et de tétracycline, un antibiotique couramment utilisé en apiculture. « Seuls, les microplastiques ne sont peut-être pas les contaminants les plus toxiques, mais la présence d’autres produits chimiques peut augmenter leur toxicité », ont conclu les chercheurs chinois.
Illaria Negri, chercheuse à l’université catholique du Sacré-Cœur en Italie a fait part d’inquiétudes similaires. Elle n’était ni impliquée dans l’étude danoise ni dans l’étude chinoise. Les effets toxiques des microplastiques « pourraient être démultipliés s’ils sont combinés à d’autres polluants, comme les pesticides, les médicaments vétérinaires ou les additifs plastiques », explique-t-elle par e-mail.
Certains pesticides peuvent être absorbés par les débris plastiques, alerte-t-elle, et ils pourraient avoir des « effets dévastateurs » sur la santé des abeilles, sur d’autres insectes et sur la faune s’ils venaient à les ingérer.
Sur Arte TV : Homo plasticus, l’invasion silencieuse des microplastiques
Tous les jours, nous mangeons et respirons d’infimes résidus de plastique. Quels effets cette contamination insidieuse a-t-elle sur notre corps ? Rigoureuse et limpide, cette enquête scientifique recense les plus récentes découvertes et tire la sonnette d’alarme.
À tout moment, il se désagrège en des millions de particules, qu’on retrouve ensuite sur nos objets du quotidien, en suspension dans l’air, dans le sol, les océans, l’eau des rivières et celle que nous buvons. Le plastique peut-il envahir notre corps comme il a colonisé la planète ? Depuis 2007, les scientifiques s’intéressent à sa prolifération dans les océans. Mais une décennie plus tard, des recherches certes peu glamour, mais salutaires, sonnent l’alerte générale. Le gastro-entérologue viennois Philipp Schwabl a l’idée d’analyser des selles envoyées par ses confrères et venues du monde entier. Le résultat est sans appel : toutes contiennent du plastique. Publiée en 2018, cette étude crée un choc dans la communauté scientifique, qui se mobilise et multiplie les travaux. En Sicile, l’équipe italienne menée par la chasseuse de polluants Margherita Ferrante apporte la preuve que les fruits et légumes sont contaminés. D’autres équipes débusquent des particules dans nos intestins, nos poumons, notre sang, le placenta – jusque dans nos cellules. Le plastique étant à la fois friable et résistant, notre organisme peine à éliminer cette pollution interne, constituée de minuscules fragments : les microplastiques (dont la taille est comprise entre celle d’un pépin de fruit et d’une bactérie) et les nanoplastiques (entre un virus et une molécule).
Du matériau miracle au problème de santé publique
Cette enquête nous fait entrer dans l’univers de l’infiniment petit, par un adroit mélange de rigueur scientifique, nourrie par des séquences tournées auprès de chercheurs aux quatre coins du globe, de saynètes parodiques aux couleurs pop, qui, par leur effet de distanciation, atténuent ce que le constat pourrait avoir d’anxiogène, et d’édifiants spots des années 1950-1960, décennies du plastique triomphant. À l’aide d’infographies limpides, elle expose les mécanismes de cette contamination insidieuse. Perturbation du microbiote, saturation du système immunitaire, inflammation des poumons et des intestins, dommages à l’ADN et probable effet cancérigène, le tableau qui se dessine sous les yeux des chercheurs laisse entrevoir une question majeure de santé publique, comparable aux ravages de l’amiante, interdite en Europe en 2005. Pour s’en assurer, certaines expériences menées in vitro doivent être confirmées in vivo et à grande échelle, de façon à mesurer les effets d’une exposition prolongée. Mais alors qu’on s’achemine vers un triplement de la production de plastique à l’horizon 2060, il semble urgent d’en réduire notre consommation avant qu’Homo sapiens se transforme en Homo plasticus.
Découvrez les mesures prises par l’UE pour lutter contre la pollution par les microplastiques.
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