À LA UNE août 2026
Lundi 24 août 2026 – Adieu le Buddleia, tu n’es plus le bienvenue ici !

Pendant longtemps, nous pensions que l’« arbre à papillons » était une bonne plante pour la biodiversité. Après tout, ses fleurs attirent les papillons et sont très agréables à regarder.
Mais avec le temps, nous avons appris à regarder notre jardin autrement. Une plante qui attire quelques papillons n’est pas forcément celle qui offre le plus de ressources à la biodiversité locale. Nous préférons désormais faire davantage de place aux plantes et arbustes indigènes, qui peuvent nourrir et abriter une multitude d’insectes tout au long de l’année.
Et notre décision n’est pas sans raison : depuis le 1er septembre 2024, le Buddleia de David ne peut plus être vendu, donné ou importé en Suisse, où il est considéré comme une plante exotique envahissante.
Alors, après beaucoup de patience et surtout beaucoup d’huile de coude, nous avons commencé à nous en séparer. Et ce premier pied nous a déjà donné du fil à retordre !
Mais ce n’est que le début de l’opération.
D’autres Buddleias sont encore présents dans le jardin et seront progressivement retirés à leur tour. Nous allons ainsi libérer, petit à petit, de la place pour des fleurs sauvages, des arbustes indigènes et une végétation plus diversifiée, mieux adaptée à notre environnement.
L’objectif n’est pas simplement d’avoir un jardin fleuri, mais de créer progressivement un véritable refuge pour la biodiversité : pour les abeilles, bien sûr, mais aussi pour les papillons, les autres insectes, les oiseaux et tous les petits habitants qui font la richesse d’un jardin vivant.
Un jardin plus naturel, plus diversifié… et surtout plus vivant.
Alors, Buddleia : merci pour les papillons, mais maintenant…
Adieu, et bienvenue à la biodiversité !

Le buddleia est une espèce exotique envahissante dont les fleurs riches en nectar attirent les papillons, mais dont les feuilles ne nourrissent pas les chenilles. Le souci est donc le suivant : l’arbuste se propage, prend la place des plantes indigènes, et les papillons repus ne trouvent alors plus les espaces adéquats pour pondre et assurer le bon développement de leurs chenilles.
Si tu as un buddleia dans ton jardin, il est conseillé de couper les fleurs avant qu’elles ne se transforment en graines (ou, mieux encore, d’abattre l’arbuste au profit d’espèces indigènes).
Jeudi 13 août 2026 – Un essaim qui a lui-même choisi son nouveau logement

Mardi 18 août 2026 – Les abeilles du piège à essaims emménagent dans un nouveau logement
En mai 2026, un essaim s’est spontanément installé dans notre ruche Warré de capture, placée devant la lucarne de notre maison, car les essaims d’abeilles recherchent naturellement des abris en hauteur. Depuis, il s’est remarquablement bien développé et a progressivement consolidé ses jeunes rayons encore fragiles.

Aujourd’hui, ces jeunes rayons sont suffisamment stables pour envisager un transfert vers une ruche spécialement préparée pour lui, sans compromettre son précieux travail. Il a dû rester encore quelques jours dans cette ruche Warré, jusqu’à ce que la vague de chaleur actuelle soit passée.
Nous avons ainsi pu lui offrir un nouveau logement dans l’une de nos ruches de biodiversité, mieux adaptée à son développement futur.
Nous vous tiendrons informés de la suite de cette aventure…
La mise en place de pièges à essaims fait également partie des thèmes que nous abordons dans le cadre de nos formations au sein de notre rucher pédagogique « Villa le Bosquet ».
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