Faucher ou ne pas faucher ?
Extraits du livre : « Le grand traité du jardin punk » … d’Éric Lenoir
Là comme ailleurs, il n’y a pas de solution universelle. On peut faucher, par-fois, on peut aussi faucher tous les ans, ne pas faucher, ramasser l’herbe ou la laisser sur place. On peut même broyer (c’est ce qu’on dit lorsqu’il faut tondre de l’herbe qui ne passe plus dans une tondeuse classique) de temps à autre.
Dans tous les cas, cela interfèrera sur la diversité, dérangera certaines espèces et profitera à d’autres. Tout dépend de ce que vous souhaitez faire, de ce que vous imaginez obtenir, de vos priorités.À titre personnel, je n’ai pas une seule fois fauché intégralement les prairies du Flérial en dix ans. Je me suis contenté de sectionner à la faux les chardons, rumex et diverses plantes non désirées, saules et autres pionniers surnuméraires indivi-duellement, et de tondre allées et aires.
Ne pas faucher pendant le stade «moche » de la végétation est souvent une histoire de patience jusqu’au milieu du printemps. Et quand arrive l’été et ses couleurs contrastées, on ne regrette que rarement de ne pas avoir coupé les herbes folles jusque-là.Attention toutefois au fauchage/ broyage de mars à juin : de nombreuses espèces nichent ou gîtent discrètement au sol.S’il est parfois indispensable d’inter-venir, il l’est encore plus d’aller faire des repérages au préalable. de jeu deux à quatre fois par an, suivant la pluviométrie et le fleurissement.Mais rien n’indique que j’ai raison et l’exportation des chaumes peut également avoir du bon, en ouvrant le sol à la lumière pour certaines espèces, tout comme laisser l’herbe broyée l’enrichira (ce qui n’est pas toujours souhaitable.
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© Multimédia par Jan Michael Schütt , L’équipe rucher école Villa le Bosquet
